Un dimanche à la capitale

Un peu d'histoire avant de vous emmener dans les rues de Cayenne.

Cayenne est la capitale de la Guyane. Sa vieille ville, date du XVIIe siècle et marie des influences françaises, antillaises et brésiliennes. Des maisons de style créole, aux couleurs tropicales, sont implantées auprès des vestiges du fort colonial français de Cépérou qui, du sommet de la colline, surplombe la rivière de Cayenne. Des boutiques et des cafés bordent la principale artère commerciale, l'avenue du Général de Gaulle.

La population de la ville de Cayenne est de 57 614 habitants au 1er janvier 2015 et sa superficie est de 23,60 km2, ce qui fait d'elle la plus petite commune du département. L'urbanisation s'étend largement au-delà des limites de la commune proprement dite, et l'aire urbaine de Cayenne regroupe 131 922 habitants en 2015, soit la moitié de la population de la Guyane.

On entend souvent parler de "l'île de Cayenne". C'est une zone géographique regroupant les communes de Cayenne, Matoury et Remire-Montjoly. Elle est délimitée par l'océan Atlantique au nord, les estuaires du Mahury à l'est, la rivière de Cayenne à l'ouest et la rivière du Tour de l'île au sud.

Il s'agit d'une île au sens géographique, dans la mesure où c'est un espace de terre entouré de tous côtés par de l'eau. La limite sud de l'île est discrète et se manifeste surtout par un épais cordon de mangrove. Les géographes du XIXe siècle ont eu tendance à surévaluer l'importance de la rivière du Tour de l'île au sud, donnant l'idée que l'île de Cayenne était déconnectée du continent alors que ce n'est pas le cas.

L'île de Cayenne regroupe 45 % de la population, 62 % des emplois et 64 % des activités touristiques de la Guyane

Ancienne maison d’arrêt.


Premières tentatives de colonisation difficiles :
Lorsque la colonisation commence, l'actuel site de la ville était habité de longue date par le peuple amérindien des Galibi. La première tentative est française avec le voyage de Nicolas Guimestre en 1539, puis suivent l'Anglais Robert Baker en 1562 et Gaspard de Sotelle de 1568 à 1573. Il installe 120 familles espagnoles dans l'Île de Cayenne. Des reconnaissances géographiques précises des côtes sont effectuées par des Anglais et des Hollandais entre 1596 et 1598.
Une expédition ordonnée par Henri IV et menée par La Ravardière s'installe sur l'île de Cayenne en 1604. Mais elle est détruite quelques années plus tard par les Portugais qui entendent faire respecter le traité de Tordesillas.

L'histoire de la ville de Cayenne commence le 27 novembre 1643, avec la Compagnie de Rouen menée par Charles Poncet de Brétigny (lieutenant-général du roi Louis XIII). Avec 300 hommes, il accoste dans l'anse d'Armire (aujourd'hui Rémire-Montjoly). Après deux jours de marche, il arrive sur une petite butte sur la plaine littorale marécageuse, où vit une tribu d'Amérindiens Galibi. Il en fait l'acquisition auprès de leur chef, Cépérou et il y bâtit le fort Cépérou. Mais les rapports humains avec les Amérindiens sont mauvais et une révolte des Amérindiens éclate, qui va provoquer l'extermination de la colonie et la mort de Charles Poncet de Brétigny.

Le 29 septembre 1652, les seigneurs de la Compagnie de France équinoxiale tentent de s'installer, ils débarquent avec 800 hommes à la pointe du Mahury. Ils y trouvent les survivants de la compagnie de Rouen. C'est à cette période que les premiers esclaves noirs sont introduits en Guyane. En octobre 1652, Duplessis, capitaine de navire, surprend un navire ayant à bord « quatorze nègres » enlevés à « Pernambouc ». La fondation de Rémire correspond ainsi au début de la traite des esclaves en Guyane.

En 1654 les Hollandais chassés de Pernambouc occupent la région, ils introduisent la canne à sucre (source nécessaire). En 1664 sous l'impulsion de Jean-Baptiste Colbert, une puissante flotte débarque et tente d'implanter une colonie, mais les Anglais attaquent en 1667 sans pour autant s'y installer. En 1674 les Français reprennent Cayenne.

Puis deux ans plus tard, le 5 mai 1676, 11 navires de guerre hollandais sous le commandement de l'amiral Binckes reprennent Cayenne, 400 soldats débarquent et tentent de démanteler les défenses du fort Cépérou.
Mais Louis XIV, dont la souveraineté sur la Guyane est souvent contestée, ne peut tolérer une telle humiliation. Il charge le vice-amiral du Ponant, le comte Jean II d'Estrées de reprendre Cayenne. 

Le 21 décembre 1676, lors d'une bataille, Cayenne redevient française. Une période prospère s'installe sur la colonie. Les jésuites s'installent en Guyane en créant des plantations de cacao, de café, de coton et de manioc. 


Beaucoup de bâtiments sont abandonnés.
On constate également une forte présence militaire avec des zones réservées.
 Les administrations

 
 Rectorat







Une course de voitures dans les rues endormies
 La mairie


Fort Cépérou




Même en plein centre-ville, la forêt est proche ! Ici on voit l'embouchure de la rivière Cayenne et au loin celle de la rivière Montsinéry.



Le monument des Chaînes brisées, à l'Anse Nadau a été érigé en mémoire aux victimes de l’esclavage et de la traite négrière.




Pointe Buzaré

Place des amandiers


Place des Palmistes



 Le fameux bar des Palmistes


Fresque de la cour intérieure



Autour de la place du Coq, tout est fermé alors que le samedi, jour de marché, c'est très très animé.






Le marché se déroule dans et autour de ce hangar






Atmosphère étrange de se balader dans les rues désertes. La ville paraît calme mais il n'est pas recommandé d'y rester une fois la nuit tombée...


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