Ilet La Mère
De la plage de Rémire-Montjoly, on voit 5 îlets : Le Père, La Mère, le Malingre, les 2 Mamelles.
La légende raconte que l'îlet Le Père et l'îlet La Mère se promenaient un jour avec leur progéniture au large de la Guyane, quand ils furent surpris par un raz-de-marée qui les poussa sur les côtes et les fit échouer sur les fonds de vase de Rémire. Leurs deux filles (îlots désormais appelés Mamelles) les suivirent mais leur plus jeune enfant disparu. Leur serviteur, le malingre, envoyé à sa recherche, s'arrêta non loin à bout de forces. Ce n'est que plus tard, que l'enfant perdu toucha les hauts fonds de Guyane et y resta fixé (îlot l'Enfant perdu qu'on voit de Cayenne).
Du Degrad-des-Cannes (embarcadère) de Rémire-Montjoly, il faut environ 30 mn de bateau pour rejoindre l'Ilet La Mère (36 €/personne AR). C'est le seul îlet accessible au public.
Antoine s'interroge sur cet/ces arbre/s : siamois ou pas ? Son petit compagnon lui soufflera peut-être la réponse !
En photo c'est rigolo, mais en vrai pas tant que ça ! Les saïmiris sont très envahissants, nous grimpant dessus sans rien demander, se chamaillant parfois.. Ils peuvent être agressifs, notamment s'ils veulent de la nourriture. En cas de morsure, il sera nécessaire de faire 5 piqûres antirabiques à l'hôpital par prévention... On va donc essayer de les éviter ou de ne pas les exciter !
Regardez comme il repère sa proie,
puis s'élance,
cible atteinte !
Seule solution pour déjeuner en paix : manger les pieds dans l'eau ! Il pleut, les conditions ne sont pas optimum pour cette journée sur une île !
Le saïmiri ou singe écureuil :
Cette sirène fait peut-être référence à un lamentin, on sait qu'il y en a dans les eaux proches, mais ils sont difficiles à observer.


Retour au port.
Du Degrad-des-Cannes (embarcadère) de Rémire-Montjoly, il faut environ 30 mn de bateau pour rejoindre l'Ilet La Mère (36 €/personne AR). C'est le seul îlet accessible au public.
Au 17ème siècle, alors que Cayenne est régulièrement attaquée par les Hollandais, Anglais, Portugais ou Français, ces îles servent de base de repli aux forces navales. Celle-ci a accueillie également les lépreux en 1776, puis fut ensuite défrichée pour l'installation d'une ferme.
Dès 1852, l'île est affectée au bagne et destinée aux déportés politiques et aux volontaires. Au début, la vie est moins dure qu'ailleurs. Suite à une révolte, les politiques furent déportés à St Joseph en 1853. A partir de cette date, l'îlet hébergea les récidivistes et les repris de justice soumis aux travaux forcés. Ce bagne devint alors un véritable village comprenant ateliers, logements, église, hôpital, cimetière, caserne et prison pour une population carcérale de 600 personnes en 1869.
20 ans après son ouverture, le bagne subit une épidémie de fièvre qui oblige l'administration à le fermer. L'île est désertée en 1875.
Entre 1923 et 1933, Duez, un ancien forçat obtient la concession agricole de l'îlet. A sa mort, la ferme est vendue et périclita très vite.
Dans le cadre expérimental sur le paludisme, l'institut Pasteur avait développé un élevage de Saïmiris (petit singe) à Cayenne. Cependant, afin de se protéger d'une éventuelle épidémie, une colonie de reproduction avait été créée sur l'îlet la Mère. A l'époque, l'île était gardée et interdite au public.
Il y a peu de traces de cette histoire sur l'île recouverte de forêt. Aujourd’hui les seuls habitants sont les Saïmiris qu'on estime à environ 200.
Antoine s'interroge sur cet/ces arbre/s : siamois ou pas ? Son petit compagnon lui soufflera peut-être la réponse !
En photo c'est rigolo, mais en vrai pas tant que ça ! Les saïmiris sont très envahissants, nous grimpant dessus sans rien demander, se chamaillant parfois.. Ils peuvent être agressifs, notamment s'ils veulent de la nourriture. En cas de morsure, il sera nécessaire de faire 5 piqûres antirabiques à l'hôpital par prévention... On va donc essayer de les éviter ou de ne pas les exciter !
Regardez comme il repère sa proie,
puis s'élance,
cible atteinte !
Le saïmiri ou singe écureuil :
Petit singe à dominance de pelage gris plus ou moins olivâtre, avec les pieds, les mains et les avant-bras jaune orangé. La face est ronde, avec des marques blanches autour de la bouche et des yeux, qui lui ont parfois valu le nom de « singe tête de mort » bien que sa petite bouille soit plutôt sympathique. Les femelles ont généralement les tempes plus sombres. La queue est longue et fine, terminée par une touffe de poils noirs. Non préhensile, elle pend sous les branches et sert de balancier dans les sauts impressionnants entre les branches.
Il vit en bandes nombreuses (parfois 50-60) dans les forêts du littoral, les mangroves et les palmiers, et peut aussi se rencontrer dans les forêts de lianes de l’intérieur. Ses cris sont assez aigus et flûtés.

Les petits singes nous avaient accueillis le matin, ils nous raccompagnent au débarcadère.
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