6 mois en Guyane : le bilan
Partis au départ pour 1 an, nous avons finalement décidé de quitter la Guyane au bout de 6 mois.
Les deux principales raisons sont les difficultés à s’acclimater au climat très chaud et très humide, et le Visa Vacances Travail pour le Canada qui nous attendait tous les deux.
Nous sommes cependant très heureux d’avoir pu découvrir ce territoire, qui gagne à être connu et où nous avons vécu des expériences fantastiques.
Selon les biches, un petit résumé des avantages et inconvénients de la vie en Guyane :
Les deux principales raisons sont les difficultés à s’acclimater au climat très chaud et très humide, et le Visa Vacances Travail pour le Canada qui nous attendait tous les deux.
Nous sommes cependant très heureux d’avoir pu découvrir ce territoire, qui gagne à être connu et où nous avons vécu des expériences fantastiques.
Selon les biches, un petit résumé des avantages et inconvénients de la vie en Guyane :
Plus
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Moins
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La faune : tortues, caïmans, paresseux, tatou, papillons, grand fourmilier, aras, toucans, loutre… Quelle
chance d’avoir pu voir ces animaux dans leur milieu naturel !
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La chaleur humide ! On
transpire beaucoup, on ne peut pas être au soleil entre 8h et 16h, maux de
tête fréquents. Quelques frayeurs avec des serpents !
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La forêt amazonienne :
immense, magique, vivante, mystérieuse, sauvage et préservée…
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Tout est compliqué : démarches administratives,
volontariat, rdv professionnels… chaque démarche prend des heures et demande
plusieurs relances.
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Les nuits en hamac, en carbet, au
milieu de la forêt, avec tous les bruits des animaux.
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Manque de variété dans la
nourriture : bizarrement, il n’y a pas de nourriture de rue, à part
asiatique sur les marchés.
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Les rencontres ! On a vite rencontré des « métro » prêts à nous
faire partager leur connaissance de la Guyane et on a découvert des lieux
ensembles.
Quand on est loin, on se lie vite.
Et ici, nous avons rencontré très vite des personnes sur la même longueur
d’ondes.
Des amitiés précieuses au delà des
frontières !
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La difficulté ou inexistence de contacts avec des
locaux ! Les commerçants ne sont pas avenants (du tout).
Il y a tellement de « groupes »
différents : créoles, amérindiens, chinois, H’mongs, métro, brésiliens,
surinamais… que chacun reste dans son coin.
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La chaleur : c’est l’été
toute l’année, vie dehors, barbecue, on ne se pose pas de question comment
s’habiller…
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Difficile de sortir de la
Guyane ! Et non, ce n’est pas du tout un point de départ pour explorer l’Amérique
du sud. Les vols sont moins chers de Paris que de Cayenne ! Pas de ligne
directe à part pour les Antilles et il n’y a que deux compagnies alors les
prix s’envolent.
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La coloc : nous avions chacun
eu des expériences en coloc, celle-ci
est particulièrement réussie avec des personnes formidables et une
maison/terrasse/piscine très agréable.
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Le tourisme commence tout juste à se développer. Du coup,
hormis les hamacs, il y a peu de propositions pour se loger à prix
raisonnables.
Les prestations professionnelles sont chères :
autour de 80 €/jour/personne
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La plage au bout de la rue, pour
chercher les tortues, marcher, courir…
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Les balades/randonnées aménagées
ne sont pas très nombreuses, et on a vite fait le tour.
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Pour ceux qui aiment
barouder : beaucoup de sorties non coûteuses : balades dans la
forêt gratuites, location de canoë accessible
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Les moustiques ! Incessamment du réveil au coucher,
ils nous ont embêtés !
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Peu de monde ! Il n’y a pas
foule et on aime ça !
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Financièrement, l'installation, comme souvent, est coûteuse avec l'aménagement de la chambre, les frais pour l'arrivée dans la coloc (caution, rachat des meubles communs) mais surtout l'achat de deux voitures car il n'y avait pas de transport en commun (+ assurances, cartes grises...).
Heureusement, Antoine a pu assurer notre installation et, en tant que fonctionnaire, Pauline a reçu une prime de déménagement quelques semaines après notre arrivée.
En partant, nous avons pu tout revendre, et notamment les véhicules, sans perdre trop d'argent. Ces achats nous auront de toute façon coûté moins cher que de la location sur plusieurs mois.
Coup de cœur de Pauline :
Sans hésitation, le spectacle des tortues marines ! C'était incroyable d'arpenter la plage, de jour comme de nuit, pour espérer voir les mères venir pondre, surtout les luths, sachant le périple qu'elles ont fait pour arriver là, du Canada, car il est inscrit en elles qu'elles viennent pondre là où elles sont nées... Le spectacle des émergences, là aussi il a fallu plusieurs tentatives pour les voir, est tout simplement magique et tellement émouvant ! Nous sommes très très chanceux d'avoir pu voir ces tortues.
Le moins cool :
Peut-être le sentiment d'insécurité. Dans la forêt, les animaux sont dangereux, dans la rue, ce sont les hommes ! On peut rarement être complètement détendus.
Coup de cœur d'Antoine :
Les balades dans la forêt Amazonienne, les bruits, les odeurs, la quête à la lampe torche pour découvrir des animaux de nuits - petit clin d’œil à copain ! :). Sauvage par nature, belle et préservée, la forêt surprend par son extrême richesse, la faculté d'adaptation des végétaux et le mimétisme des insectes et animaux. Avec une formation dans le végétal, ici, il faut presque tout réapprendre ! Et notamment l'humilité.
Les balades dans la forêt Amazonienne, les bruits, les odeurs, la quête à la lampe torche pour découvrir des animaux de nuits - petit clin d’œil à copain ! :). Sauvage par nature, belle et préservée, la forêt surprend par son extrême richesse, la faculté d'adaptation des végétaux et le mimétisme des insectes et animaux. Avec une formation dans le végétal, ici, il faut presque tout réapprendre ! Et notamment l'humilité.
Le moins cool : le climat, chaud et humide. Maux de tête fréquents...
Ce qui va nous manquer : la magie de cette nature !!!
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