La descente du Maroni en pirogue-stop

Une fois déposés par David à Maripasoula, l'aventure commence !

Tout l'approvisionnement des villes et villages du fleuve arrive par pirogues. Elles montent de Saint-Laurent du Maroni, sur le littoral, vers Maripasoula, chargées de tout : nourriture, essence, meubles... et parfois plus ! 
Quand les pirogues redescendent le fleuve, vers St-Laurent, elles sont donc à vide, et peuvent accepter de prendre des passagers. Nous arrivons un peu tard car il est déjà 10h et on nous a dit que les pirogues partaient tôt. Nous croisons donc les doigts pour trouver un moyen d'avancer.

Puisqu'il n'y a pas de pirogue dans un premier temps, nous partons prendre un petit-déjeuner dans la ville. A notre retour, une pirogue est accostée. Nous demandons à un Monsieur qui est dessus, il ne parle pas français. Il nous désigne quelqu'un d'autre. Celui qui semble être le capitaine du bateau est un grand rasta, qui ne parle pas français non plus, mais fait traduire par un jeune. Il accepte de nous emmener où nous demandons : Abattis Cotica, une fois que la pirogue sera déchargée.

Et le chargement est : une voiture ! Une camionnette est à décharger après le chargement de la Zoé !



Les jeunes passent la journée ici, avec le peu d'ombre qu'ils peuvent trouver !

Scènes d'un autre temps ou d'un autre continent !


Tout le monde est installé, en route !

C'est parti  ! Tout le trajet, nous avons le doute de savoir si nous nous sommes bien compris et s'ils vont nous déposer au bon endroit... 



Après 2h de navigation (pour 20 € par personne), on nous dépose bien à l'endroit voulu : les Abattis Cottica.
C'est au milieu du Maroni, un îlot plus grand que les autres où sont installés 3 carbets.

Nous nous installons sous un carbet, et voici notre maison pour la nuit !



Une famille est également installée sur l'île pour le week-end, les enfants nous adoptent immédiatement.



Après s'être lavés dans le Maroni, il faut maintenant en boire l'eau ! On ajoute des pastilles de micropur mais elle reste marron quand même...







Nous voyons peu les parents, qui partent pêcher toute la journée en pirogue. La bande d'enfants se débrouille, et les plus grands prennent soin des petits ! Ils nous montrent le petit dernier qui dort dans un hamac.
 


Un énorme orage nous a réveillé dans la nuit. Tout s'envolait et la pluie passait sous le toit tellement il y a avait du vent. Nous avons tout remballé et attendu, nous n'étions pas rassurés dans nos hamacs au milieu de nulle part ! Mais le toit a tenu bon, ouf.

Le lendemain matin, le challenge est de faire arrêter une pirogue qui passe pour continuer la descente. Antoine monte sur un grand rocher en agitant son tee-shirt orange. Technique efficace : 1/4 d'heure après, une pirogue s'arrête pour nous prendre.




Arrivés 2 heures plus tard à Grand Santi, petite ville sympathique au bord du fleuve.










Un symbole Tembe à l'entrée de la maison

Nous dormons au carbet municipal




Beau papillon de nuit qui se repose le jour


Le monde est petit en Guyane ! Parmi les métropolitains, on trouve toujours une connaissance en commun. A Grand Santi, nous croisons dans la rue Vivien, un ami d'Elodie et David ! 

Le lendemain matin, toujours la même mission : trouver une pirogue ! 
Ici c'est facile car il y en a une en attente au débarcadère. Nous nous installons confortablement cette fois, à peu près à l'abri du soleil et de la pluie. 
Nous avons choisi d'aller directement à Saint-Laurent du Maroni donc il y a environ une journée de trajet.








Les ravages de l'orpaillage. Pendant ces quelques journées sur le fleuve, nous croisons une dizaine de barges d'orpaillage, et voyons les dégâts provoqués à chaque fois sur la forêt, sans compter le mercure diffusé dans le fleuve qui n'est lui pas toujours visible. Ces barges étaient toutes du côté du Surinam.




Le fleuve est parfois très large et nous nous croyons en pleine mer, parfois étroit comme une rivière.


Sur la pirogue aussi, les grands s'occupent des petits.




Les pirogues chargées qui montent le Maroni.

Une mignonne station essence



6h plus tard (35 € par personne), nous voici à Saint-Laurent du Maroni, commune à l'ouest que nous connaissons déjà un peu. Promenade sur la plage pour se dégourdir les jambes !






Les morceaux de brique portent les initiales de l'Administration Pénitentiaire.






Nous trouvons par hasard un hébergement dans un village amérindien, cette fois ce ne sont pas des Wayana comme à Maripasoula mais des Galibis.

Accueil chaleureux de cette très gentille dame, qui est en plus une super mamie !



Nous sommes enchantés de cette aventure qui, depuis notre départ de Cayenne en avion, aura durée 6 jours. Six jours sur le Maroni, où nous avons l'impression d'avoir enfin rencontré les habitants de la Guyane ! Grâce aux enfants amérindiens et bonis, nous avons pu entrer en contact avec les habitants et découvrir leur mode de vie.

Nous rentrons en taxi-co, qui nous ramène (à vive allure - 30€/pers) à la gare de Cayenne, puis, entre deux grosses averses, en stop jusqu'à la maison ! L'aventure jusqu'au bout :)

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