Reprise progressive de la vie nomade


Le 1er avril, nous avons quitté notre emplacement au camping. 
La veille, nous avons donc dû reposer le camper sur le 4x4, opération toujours un peu stressante car délicate. 

Il faut d’abord soulever la maison en levant les quatre pieds pour la mettre à la bonne hauteur, reculer le 4x4 parfaitement aligné car il n’y a pas 1cm de marge, puis retirer au fur et à mesure les palettes et tréteaux qui servaient également de support. On descend ensuite les pieds pour poser la boîte dans le coffre ! Pour finir, on met les 4 chaînes pour stabiliser un peu le tout.


Tout se passe bien même si les pieds semblent un peu tordus ! Nous sommes prêts au départ pour le lendemain matin.

Tant qu'Antoine travaille, donc pour une dizaine de jours, nous restons à Campbell River. Pendant la journée, Pauline se promène avec la maison ! Comme il ne fait pas très beau (froid et humide) et que les cafés sont fermés, elle passe surtout du temps sur les parkings, pour attraper le wifi ! Le soir, nous retournons près du camping pour utiliser les sanitaires.



Après 3 mois de confort, il faut se réhabituer à la vie nomade ! Et surtout aux petites contraintes du fait de ne plus avoir l'eau courante, l’électricité, et accès à l'eau chaude pour faire la vaisselle notamment. Pour chaque déplacement, il faut bien ranger l'intérieur de notre maison pour que rien ne bouge, fermer les portes, fermer le gaz... On se déplace à nouveau avec 3,5 tonnes donc la conduite doit être adaptée sous peine de sentir le camper bouger !
Nous devons êtres très vigilants sur notre consommation d'eau pour la cuisine, la vaisselle, la toilette puisque notre réservoir est de 90 litres. La bonne surprise est que l'ensoleillement -plus fort qu'en décembre ;) -, charge bien les panneaux solaires et donc nous pouvons charger par exemple l'ordinateur portable, ce qu'on ne pouvait pas faire en hiver.

Nous pouvons allumer le réfrigérateur au gaz lorsqu'on est à l'arrêt, mais comme il ne fonctionne pas en continue, il est plus difficile de garder les produits frais. 
Les températures sont encore fraîches, autour de 0 ou 1 °C la nuit, 8-10°C la journée, donc en chauffant moins l'intérieur, on s'aperçoit que l'humidité est toujours un peu présente. Finalement, on s'était habitués au confort !

Miller Creek

Pour le week-end, nous avons repris nos habitudes dans la nature, et c'est bien agréable. 

On le savait, mais on a pu le constater de nos yeux, tous les parcs sont fermés à cause du Covid19. Derrière cette barrière par exemple se trouve un super Recreation site : camping gratuit, avec toilettes sèches, emplacement pour faire du feu, tables de pique-nique, et vue sur le lac. Nous nous sommes garés à l’extérieur pour 24h et nous avons profité du lieu désert.


Nous avons été étonnés du silence, bien que nous trouvions que notre camping était calme. Dans la soirée, nous avons vu par la fenêtre des biches passer, et nous nous sommes endormis au son de chant des grenouilles !

Dimanche, nous passons une superbe matinée au bord du lac. Antoine inaugure sa canne à pêche et Pauline lit au soleil.




Derrière cet instant idyllique se cache une autre vérité... 
Quelques minutes après ces photos, l'hameçon tout neuf, ne trouvant pas de poisson à se mettre sous la dent, est venu se planter, dans la lèvre de Pauline ! Plus de peur que de mal, à part un minuscule trou dans la lèvre, pas de gros dégat ! Nous avons bien ri de cette première expérience de pêche pas vraiment fructueuse.

Du coup, c'est Antoine qui est de corvée de vaisselle ;)

Lost Lake
Pour se dégourdir les jambes, nous partons en randonnée à la recherche du lac perdu. Nous longeons d'abord le John Hart lake sur un ravissant chemin.




Arrivée au belvérère avec une belle vue sur la forêt et le lac.


Retour au camper et à "la ville" pour la semaine. C'était un bel avant goût des joies de la vie au grand air au Canada, même si toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour en profiter pleinement.


Commentaires

  1. Oula dangereux la pêche avec copain ! Pourtant il s'était entraîné en Guyane 😁

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    1. Ils s'étaient entraînés à viser les arbres, non ??? :)

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  2. La pêche miraculeuse d'Antoine ! Et quelle est la taille du poisson férré ? ;) Bises, Damien

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