Yoho National Park
Moment tant attendu : le 8 juin, nous entrons dans ce nouveau parc national, le premier des Rocheuses.
Wapta falls
Cette première balade dans le parc est à la hauteur de nos
espérances ! Nous avons cette belle cascade grondante rien que pour nous,
avec un peu de soleil : de quoi nous récompenser de nos efforts du mois de mai :)
Hoodoos
Après ce petit échauffement des jambes, nous montons voir
les « Hoodoos » cheminées de fées : formations naturelles de
roches, avec un petit rocher en guide de chapeau. La montée est un peu raide
mais la vue sur la vallée est très belle, on aperçoit même la brume de Wapta
falls tout au bout.
Emerald lake
Comme il y a un peu de monde dans le parc, nous essayons de nous activer
le matin pour arriver tôt sur les sites. Le réveil est passé à 7h au lieu de
8h :)
On monte (décidément, les randos sont sportives en ce
moment !) voir l’amphithéâtre naturel. Avec le petit vent et les glaciers
tout proches, il fait frais !
Quelle est cette étrange bête ?
Une marmotte bien dodue ! Elle n’est pas farouche et se laisse approcher.
Un pika sort de son cachette dans les rochers.
Une marmotte bien dodue ! Elle n’est pas farouche et se laisse approcher.
On finit la journée en faisant le tour du lac. L’eau doit
cette couleur à la fonte des glaciers. Elle est tellement trouble que la
lumière passe peu, il n’y a donc pas beaucoup de vie dans l’eau.
Le pont naturel
La Kicking Horse River (Rivière du cheval qui rue) a creusé
dans la roche ce joli pont. L’eau est très claire car elle a déposé tous ses
sédiments dans plusieurs lacs lors de sa descente. Elle est également
glaciale !
Tout est tellement bien organisé au Canada ! Nous nous
amusons souvent de voir des animaux, juste après le panneau qui indique la
présence d’une espèce :) Cette fois ne déroge pas à la règle.
Est-ce que vous la voyez ?
Nous espérions en voir depuis longtemps, les chèvres de montagne ont une belle fourrure qui leur tient chaud et les rend invisibles dans les montagnes enneigées.
13 juin : pour la Saint-Antoine, nous sommes gâtés !
Nous apercevons deux belles boules de poils le long de la
route : deux grizzlis !
Et en plus, l’un deux est blanc, une perle rare dans les Rocheuses ! Cette couleur est dû à un déficit des cellules pigmentaires.
Ils gratouillent tranquillement, mangent des pissenlits et ne semblent absolument pas perturbés pas la circulation, ils traversent la route d’un pas tranquille.
Et en plus, l’un deux est blanc, une perle rare dans les Rocheuses ! Cette couleur est dû à un déficit des cellules pigmentaires.
Ils gratouillent tranquillement, mangent des pissenlits et ne semblent absolument pas perturbés pas la circulation, ils traversent la route d’un pas tranquille.
Une voiture du parc est garée devant nous et nous demande de
ne pas sortir de la voiture…
Les grizzlis continuent leur petite vie, quelle chance nous
avons eu de les observer !
D’un peu plus loin, nous les avons vu re-traverser la route, des rangers les suivaient pour les inciter à s’enfoncer dans la forêt et ne pas traîner sur la route.
A peine quelques minutes plus tard, deux tâches noires le
long de la voie ferrée : un ours noir et son petit !
Wouahhh, que d’émotions !
Lac O’Hara
Ce lac et la vallée qui l’entoure sont protégés. Aucun
véhicule privé ne peut y accéder. Une navette emmène les visiteurs en saison
touristique, sur réservation. Cette année, il n’y aura pas de navette. La
solution qui reste : utiliser ses jambes ! Il faut compter 11 km
aller, sur une petite route. La randonnée n’est pas spécialement
intéressante mais quand faut y aller, faut y aller !
Le lac est à 2 234 m d’altitude et il est encore un peu gelé.
Côté nord, nous devons marcher dans plusieurs dizaines de centimètres de neige, une fois encore, ça mouille !
Nous apprécions le calme des lieux, encore une fois, nous sommes tout seuls ! Retour au camper après 26 km, on va bien dormir !
Jour suivant, un nouvel animal au bord de la route : un grizzli ! Et, surprise, à quelques dizaines de mètres de celui-ci, un ours noir ! Nous ne pensions pas que ces deux espèces cohabitaient si bien.
Nous nous réjouissons de pouvoir les observer de si près
(nous nous sommes fait remonter les bretelles par un garde du parc car il n’est
pas du tout recommandé de s’arrêter le long de la highway ! Il les a fait
fuir pour qu’ils s’éloignent de la route et nous sommes repartis de notre côté).
Mont Paget
Une jolie randonnée nous mène à ce point de vue sur la
vallée de Yoho.
La ligne blanche, c'est un train !
Hier, nous avons marché le long de la vallée située au milieu de la photo, qui longe plusieurs lacs, pour arriver au lac O’Hara, quelque part entre les montagnes !
La ligne blanche, c'est un train !
Le train est incontournable ici ! Il est bruyant, très long, lent, fréquent, et la route croise régulièrement la voie ferrée. Il faut compter environ 5 mn pour le voir passer en entier !
Afin de résoudre les problèmes et les accidents liés à la
forte pente de l’ancienne voie ferrée, deux boucles ont été construites. Elles
permettent de passer le col délicat du Kicking Horse.
Ici on voit le même train, 3 fois ! Il est arrivé tout
en bas, est monté au tunnel, et ressorti au milieu de la photo !
Field
Le seul village du parc national de Yoho. Quand la voie
ferrée a été réalisée, la Canadian Pacific Railway a voulu la rentabiliser en
amenant les touristes à l’emprunter. Dans les années 1900, les premiers clients
du petit hôtel, de vrais aventuriers, pouvaient partir en exploration avec des
guides suisses dans le parc de 26 km². Cet hôtel a disparu mais beaucoup de
maisons font chambres d’hôtes. De ce que nous avons pu voir en quelques heures,
ce village a gardé son charme et sa tranquillité.
Campement
Puisque les campings à l’intérieur du parc sont fermés, nous
avons trouvé un endroit juste à l’entrée (ou à la sortie) de Yoho NP et nous
avons fait des allers-retours à la journée, pour retourner dormir au bord de la
rivière. On aurait pu trouver pire, non ?
Certaines photos nécessitent un travail collaboratif :)
Nous avons passé une semaine dans ce parc que nous avons
beaucoup apprécié. Pas assez informés, nous avons été surpris que certains
sites soient encore fermés à cause de la neige, notamment la plus grande
cascade des Rocheuses : Takakaw. Il est préférable d’attendre début
juillet pour profiter au mieux.
Nous avons rencontré plusieurs canadiens ravis car, à cause
de la pandémie, il y a cette année très peu de touristes ! En temps
normal, ces locaux ne viennent pas dans les parcs en été, c’est trop
bondé ! Les parkings débordent et il faut faire la queue pour accéder à
certains points de vue… Nous sommes donc très chanceux (mais on le mérite après
ces mois un peu compliqués !).
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